27/12/2006
Prison Break part 2
Aux premières heures, elle pris la direction de la gare. S’il y a bien un endroit où on peut y enfermé quelque chose, c’est dans les casiers disséminés un peu partout. Durant tout le trajet elle n’a pas arrêté de vérifier si personne ne la suivait… A la gare, la première chose qu’elle fit, fut de repérer la sortie la plus proche, « tout ça va me rendre cinglée ». Elle s’approcha du premier groupe de casier qu’elle vit et inspecta les serrures. Mauvaise pioche, la clé était visiblement trop grande et trop épaisse, elle compris que le système de sécurité devait être plus perfectionné que celui d’un casier de gare…
Elle s’éloigna de quelques pas et se laissa tomber sur un banc face à sa porte de sortie. Devant elle les gens allaient et venaient, traînant leurs valises, le billet serré nerveusement dans l’autre main. Eux au moins, ils ont un but, un endroit où aller, pensa-t-elle. Son regard se perdit à l’extérieur, elle le vit mais ne le remarqua pas tout de suite. Puis, d’un coup elle revint fixer l’homme dans une voiture garée en face de l’entrée. Il l’observait, ou plutôt guettait la porte. Lunettes noires, costume sombre, il était au téléphone, et vue la l’expression sur son visage, ce ne devait pas être une conversation agréable.
Elle se pris le visage dans les mains, respira un bon coup, ferma les yeux et pria pour que cette hallucination disparaisse. Elle redressa la tête et ouvrit les yeux, il était toujours là, il avait raccroché son portable et scrutait la rue de tous les côtés. Sa main gauche tapotait fébrilement le volant. Comment pouvait-il savoir qu’elle était là ? Et qui était-il ? La respiration de Sarah se fit plus pressante, des images lui revinrent à l’esprit, et une odeur insoutenable de chlore emplis ses narines…
Elle eut des frissons et puis plus rien. Décidé à vérifier ses soupçons Sarah sortie de la gare, stoppa net devant la porte et s’en alla dans la direction la plus adaptée pour suivre du coin de l’œil l’homme dans la voiture, le sens opposé à la circulation. Elle avançait lentement, et là elle le vit brièvement par la lunette arrière se retourner et téléphoner. Ne sachant plus trop quoi faire, elle accéléra, puis commença à courir… Au loin elle entendit des crissements de pneus, la voiture venait de la prendre en chasse.
Elle tourna au coin d’une rue, et rentra nez à nez avec quelqu’un… Elle n’eu même pas le temps de réaliser ce qui se passait, l’autre homme l’attrapa violemment et lui plaqua un mouchoir sur le visage. La dose de chloroforme est telle qu’elle s’évanouit sur le coup, juste à ce moment là, la voiture freina, il ouvrit la portière et la déposa sur la banquette arrière, puis alla s’asseoir sur le siège passager.
- on a 20 minutes avant qu’elle se réveille, grouille toi !!
***
Sara reprit conscience doucement, elle avait un mal de crâne horrible. La douleur l’avait sans doute réveillé. Elle ouvrit les yeux mais elle ne pouvait rien distinguer, la pièce était plongée dans l’obscurité totale. Quelques chose l’empêchait de parler, un bandeau, elle voulu tendre la main pour l’enlever mais elle réalisa qu’elle était attachée, par des menottes, à ce qui semblait être, au bruit, un sommier métallique. Elle tenta de se libérer, en vain. Encore sous l’influence du chloroforme, elle céda à la panique et s’évanouit.
***
Lorsqu’elle ouvrit une seconde fois les yeux ce fut sur une lumière aveuglante. Toujours attachée et bâillonnée, elle se trouvait désormais sur une chaise, au milieu d’une pièce immense qui avait pour seule source de lumière, celle qui lui faisait face. Puis quelqu’un parla.
- Mademoiselle Tancredi, maintenant que vous avez récupéré vos esprits, nous pourrions peut-être commencé… la voix de cet homme était calme et posée, il donnait l’impression qu’il la connaissait très bien. On va vous retirer le bandeau, c’est inutile de crier, ici personne ne vous entendra… A part moi c’est évident, mais me crever les tympans ne servira à rien, ou peut-être à précipiter votre fin…
Un autre surgit de derrière elle et lui enleva le bandeau. Elle fit quelques mouvements de mâchoire pour détendre ses muscles.
- Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ?
- Mon nom importe peu, il fait partie de ces éléments futiles, que les gens veulent à tout prix connaître dans ce genre de situation. Quant à ce que je vous veux, ou plutôt ce que je veux… Sa valeur peut vous paraître désuète mais pour d’autres personnes c’est la garantie de l’intimité, la clé de la sécurité. Les vies de beaucoup peuvent basculer, il est de mon devoir de m’assurer que les secrets seront bien gardés…
- Quel est le rapport avec moi ??
- Mademoiselle Tancredi… N’essayez pas de vous sauver. Nous savons que vous êtes en possession de cette clé, il est de votre intérêt de nous la remettre…
- Et si je refuse ?
- Ils disent tous ça. Tout le monde préfère mourir pour la juste cause, l’instinct de préservation de soi n’existe plus chez l’espèce humaine. Certains sont près à se sacrifier pour la patrie, d’autres sont sauvés de la famine… La sélection naturelle devient artificielle, et pour quel but ? Le Bien. Pathétique… Prochainement mademoiselle Tancredi, vous allez apprendre à accepter de vivre avec le remord, et c’est lorsque la société vous rejettera que la Nature reprendra ses droits. Mademoiselle Tancredi, ce n’est pas moi qui vous tuerais…
Sara trembla, elle était pétrifiée par ce qu’elle venait d’entendre, qui pouvait tenir un discours pareil ? L’homme derrière elle attrapa le dos de la chaise et la fit basculer vers lui. Il la traîna sur quelques mètres, ouvrit une porte et l’y plaça à l’intérieur.
18:50 Publié dans Fanfics | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Décidemment, la pauvre Sara n'a pas de chance, elle tombe toujours sur les mauvaises personnes...:(
Mais où est donc Michael ???? Viiiite, la suite !!
Ecrit par : Raistlin | 30/12/2006
Oh là là ! j'arrive en retard pour lire mais je m'attendais à de sretrouvailles :( et oups quelle scène !
les tirades de "no-name" sont suberbement écrites !
J'adore !
bRAVO!!!
Ecrit par : HKo | 30/12/2006
Oh là là ! j'arrive en retard pour lire mais je m'attendais à de sretrouvailles :( et oups quelle scène !
les tirades de "no-name" sont superbement écrites !
J'adore !
bRAVO!!!
Ecrit par : HKo | 30/12/2006
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